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Chaque année, j'assiste au festival montréalais Vues d'Afrique. Je choisis au hazard un ou deux films. À chaque fois, c'est un coup de dés : j'ai vu d'excellente productions et d'autres qui mon laissé complètement indifférent. Jusqu'à maintenant, mon coup de coeur préféré fut pour le film Sud Africain The Wooden Camera (la caméra de bois). Cet année, quel ne fut pas ma surprise en voyant que le film d'Éliane De Latour Les oiseaux du ciel était projeté au festival (24 et 27 avril 2007). Étant un fan de Tiken Jah Fakoly, j'attendais ce film depuis belle lurette. Même que je me demandais si ce film n'était pas tombé aux oubliettes, puisqu'on nous l'avait annoncé pour 2005 et que je n'en avais jamais entendu reparlé. Le film est bel et bien terminé et il a été projeté a quelques reprises dans des festivals depuis 2006, la première ayant eu lieu au festival des films de Berlin, le 15 février, 2006.
SYNOPSIS : Otho et Shad quittent Abidjan dans l’espoir de réussir en Europe et de revenir un jour en héros. Pourtant, une descente de police en Espagne anéantit cet espoir commun. Otho, reconduit à la frontière, rentre bredouille, sans les signes ostentatoires d’un Occident magnifié. Brisant les attentes de la famille et du voisinage, il est rejeté. Shad, lui, échappe à la police et persévère dans sa conquête de l’Europe. Il file en Angleterre où il rencontre Tango, une Française qui l’entraîne à Paris dans la perspective d’un mariage blanc.
Le theme principal ne m'était pas très familier et je trouve que le film nous l'expose d'une manière remarquable. J'ai eu un peu de misère à entrer dans l'histoire, peut-être parce que, au départ, j'ai eu de la difficulté à m'intéressé aux deux personnages principaux. Mais plus le film avançait, plus j'en appréciait le dénouement et les diverses critiques de société placé ici et là tout au long du film. J'ai finallement tellement aimé le film que j'ai décidé d'assiter a la deuxième représentation. Et je regarde pratiquement jamais un film deux fois! En parallèle au thème principal, le film critique plusieurs problèmes de société, dont la honte des productions locales, le 'dumping' des produits étrangers en Afrique et la corruption que peu entraîner la notion de survie dans le système Européen, Il traite égallement de sujets souvent peu ou mal exploités dans le cinéma contemporain tel la honte de ne pas répondre aux attentes, les liens familiaux prononcés et l'homosexualité. Un film qui fait franchement réfléchir.
Deux des chansons de Tiken Jah Fakoly se retrouvent dans le film : une version acoustique de Don (la version studio est disponible sur l'album Mangercratie, parue en 1996) et une chanson composée spéciallement pour le film, qui s'intitule égallement Les oiseaux du ciel. On peut entendre la chanson Don trois fois dans le film et la chansons les oiseaux du ciel deux fois. Selon Pascal Judelewics, le producteur du film, qui s'entretenait avec la salle après la projection du film, les deux chansons seront disponible sur le nouvel album de Tiken, L'Africain, prévu pour Septembre 2007. Le film sortira en France officiellement en novembre 2007. Un jam acoustique où Tiken Jah et ses musicens performent Les oiseaux du ciel se trouve dans le film. La même scène qui se trouve sur le site web officiel de l'artiste. Voir ci-bas pour la visionner.
Le producteur nous raccontait comment Shad, l'acteur principal, ne parlant pas français, du apprendre chacune de ses répliques par coeur. Afin de justifier son accent, le personnage qui était Ivoirien dans le scripte originale, devint libérien. Le tournage du film à Abidjan était pratiquement terminé lorsque la guerre éclata en septembre 2004. Dù à la notoriétée de madame De Latour, qui avait remporté un énorme succés en Côte-d'Ivoire avec son film précédent, Bronx-Barbès, (déclassant les recettes du film américain Titanique), l'équipe à pu compléter le tournage. Il nous faisait part de la difficulté de trouver des acteurs noirs expérimentés, car trop peu souvent les scénarios leur donne une place de choix. Il nous raccontait égallement à quel point les deux scènes homosexuelles avaient suciter une polémique lors d'une projection faite dans une université à Yaoundé, au Cameroune : des 800 étudiants en cinéma qui assistaient à la représentation, la moitié de la salle a eu des réaction très prononcée. Nous rappelant à quel point l'homosexualité reste un sujet tabou en Afrique, surtout dans les pays africains francophone. La scène ou Tango annonce à Shad sa bisexualité est si simple, mais si efficace : Shad réplique calmement 'mais c'est contre la volonté de Dieu' et Tango lui répond 'baiser avec des hommes, à ce moment dans ma vie, ce n'est pas ma tasse de cappucino'. En souriant, Shad ajoute : 'Tango, my little white sister, or should I say Tango, my little white brother'.
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Les oiseaux du ciel / Birds Of Heaven
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directeur:
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Éliane De Latour |
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producteurs:
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Pascal Judelewicz (EVERY BODY IS FAMOUS, SLOGANS)
Cat Villers (NO MAN'S LAND, THE PROPOSITION), Christopher Simon |
| scénario: |
Éliane De Latour |
| images: |
Renaud Chassaing |
| son: |
Jérôme Thiault |
| montage: |
Nelly Quettier |
| musique: |
Tiken Jah Fakoly, Alexis Pecharman |
| production: |
Les Films du Cinéma, Autonomous (Angleterre), Arte France Cinéma, Ice Breaker (Angleterre), Cnrs, l’Etat Ivoirien, CNC. |
| prix et selection: |
Festival d’Amiens et Berlinales 2006 |
| acteurs: |
Fraser James, Marie-Josée Croze, Djédjé Apali, Malik Zidi, Kad Merad, Sara Martins |
| durée: |
109 mins |
| année: |
2006 |
| catégorie: |
fiction (35 mm) |

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Éliane De Latour a débuté par des documentaires longs métrages jusqu’à ce qu’elle écrive le scénario et réalise son premier film de fiction Bronx-Barbès. L’histoire se situe dans les ghettos d’Abidjan et a pour personnages principaux « ces vauriens qui se cachent dans l’ombre et s’inventent un monde imaginaire dans l’exil ». Bronx-Barbès a été projeté lors de la compétition cinématographique internationale de Locarno en 2000 et a même dépassé la recette de Titanic en Côte d’Ivoire. La suite, Les oiseaux du ciel, a fait sa première mondiale dans la catégorie Panorama au festival de Berlin en 2006. (Ci-contre l’affiche du film en version anglaise).
SYNOPSIS FRANÇAIS :
Otho et Shad quittent Abidjan dans l’espoir de réussir en Europe et de revenir un jour en héros. Pourtant, une descente de police en Espagne anéantit cet espoir commun. Otho, reconduit à la frontière, rentre bredouille, sans les signes ostentatoires d’un Occident magnifié. Brisant les attentes de la famille et du voisinage, il est rejeté. Shad, lui, échappe à la police et persévère dans sa conquête de l’Europe. Il file en Angleterre où il rencontre Tango, une Française qui l’entraîne à Paris dans la perspective d’un mariage blanc.
Eliane De Latour relate sans misérabilisme l’histoire de guerriers qui se battent pour se forger un destin. Cet univers dur mais réaliste est bercé par la musique cosmopolite de Tiken Jah Fakoly. Un film coup de poing qui dénonce une Europe indifférente aux problèmes africains et une Afrique engluée dans la corruption.
SYNOPSIS ANGLAIS :
Otho and Shad leave Abidjan hoping they will make it in Europe and come back as heroes one day. But their common hopes are shattered after a police raid in Spain. Otho is escorted back to the border and returns to his country empty-handed, without the vain symbols of the idealized Western world. Because he hasn’t lived up to the expectations of his family and community, he is rejected. Shad escapes the police and pursues his dream of conquering Europe. He goes to England, where he meets Tango, a French woman who takes him to Paris in order to arrange a sham marriage.
Never dwelling on the sordid side of their story, Eliane De Latour narrates how these two warriors have to fight to build their destiny – a tough but realistic world, slightly soothed by Tiken Jah Fakoly’s cosmopolitan soundtrack. A powerful film denouncing Europe’s indifference to African problems and the continent’s plague of corruption.
BIOGRAPHIE :
Eliane De Latour a commencé par le documentaire. En 2000, elle signe Bronx-Barbès, un film sur les ghettos dont Les Oiseaux du ciel est une suite thématique. Les exils imaginaires chez les « inessentiels » repoussés derrière des murs est un thème qui traverse ses derniers films.
FILMOGRAPHIE :
Le Temps du pouvoir (doc) (1983) / Le Reflet de la vie (doc) (1989) / Tidjane ou les Voies d’Allah (doc) (1989) / Contes et comptes de la cour (doc) (1993) / Si bleu, si calme (doc) (1996) / Bronx-Barbès (2000).
Synopsys, biographie et filmographie proviennent de : www.pariscinema.org






Les Films de Cinéma,
9 des Trois Bornes, 75011 Paris, France
Tél. : +33 1 53 36 00 36
Courriel : karima@lesfilmsdecinema.com
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Extrait vidéo de Tiken Jah Fakoly qui fait un jam acoustique de la chanson Les oiseaux du ciel avec son groupe. À la fin du segment, trois des comédiens principaux entrent dans la pièce et se mettent à danser. Cette scène se retrouve dans le film.
Pour accéder à l'extrait video, cliquez sur l'onglet VIDEO et ensuite, cliquez sur le petit pojecteur brun à droite. L'extrait dure 1m55 et semble être enregistré le 11 octobre 2004.